Accueil > Paris > Sortir Paris > Expos > Art-Contemporain
DATE :
LIEU : Galerie "chez Robert Electrons Libres" (Paris 75001)
HORAIRE : de 13h à 20, tous les jours, sauf le lundi
TARIF : gratuit
Avec cette exposition, Barbara d’Antuono et Nadia Djabali nous font voyager de l’Afrique aux West Indies, du Vaudou ancestral jusqu’au syncrétisme.
Elles nous font partager leurs voyages, leurs rencontres.
La cité des esprits vagabonds est avant tout une invitation à la découverte d’une culture toujours enrobée de mystère. Grâce à son iconographie, ses évolutions, son histoire, le Vaudou fût et reste une grande source d’inspiration artistique.
A l’occasion de cette exposition, c’est dans cette grande richesse culturelle et dans son énergie créatrice que Barbara et Nadia vont puiser leur inspiration. Elles nous guident dans ce monde coloré et fabuleux où se mèlent mort, grimaces, sortilèges et rituels ; un monde dont elles revisitent librement les symboles et les icônes ; « une peinture magique » qu’évoquait Malraux.
Pour Nadia, journalisme et démarche artistique sont intimement liés. Telle la série de tableaux qui met en image les mots du discours de Nicolas Sarkozy à Dakar.
Soudain, le politique devient poétique grâce à des cargos de la marine marchande qui parcourent les mers du sud avec leurs containers.
Les gueules noires des mineurs posent un regard tantôt effaré, tantôt interrogateur sur la condition humaine.
Des brise-glaces sillonnant les routes arctiques se font métaphore d’une planète à bout de souffle.
Ce sont ces bateaux tout en pastel et en collage qui nous conduisent de l’Afrique, berceau du Vaudou jusqu’en Haïti et aux Antilles.
Les tableaux de Barbara dévoilent pour nous les danses autour du poto mitan. Dans le décor qu’elle plante, le spectateur devient acteur et imagine sa propre mise en scène, utilisant des personnages amovibles.
Elle dévoile pour nous le monde mystérieux des cérémonies et des objets envoûtés.
Les portraits de femmes de Nadia et les madones en bas relief cousus de Barbara nous convient à découvrir un monde riche et mystérieux, qui porte en lui l’histoire des esclaves évangélisés de force, résistant à l’Eglise en protégeant leurs divinités derrière les icônes catholiques.
La cité des esprits vagabonds, c’est une partie de l’Afrique mythique perdue ; c’est le royaume des esprits vaudous, qui maintiennent le lien entre les esclaves débarqués en Haïti et leur terre d’origine.
Barbara d'Antuono :
Barbara d’Antuono, d’origine italienne, arrive en Corse à l’âge de sept ans et en repart dans les années 80 pour les Antilles, et la Jamaïque. Finalement, elle fera escale à Haïti, où elle restera cinq ans.
C’est là, dans ce foisonnement artistique, qu’elle s’initiera à la peinture et à la sculpture, en fréquentant assidument l’atelier du peintre haïtien Ronald Meus , qui l’initiera à la peinture. Ces premiers travaux sont un mélange de peinture et d’art brut (assemblages)
C’est Babette El Saieh, fille du grand collectionneur Issa El Saieh, qui la première lui donne la chance d’exposer à l’hôtel Olofson de Port-au-Prince. S’en suivront plusieurs expositions à Haïti.
Elle rentre en France et commence à développer sa propre technique, qui allie à un univers très coloré une dimension interactive, permettant au spectateur d’agir sur la toile. Dans un premier temps, elle fonctionnera avec un système de crochets. Les personnages, amovibles et réversibles bougent sur la toile au gré de l’imagination du spectateur. Mais celui-ci n’a pas encore assez de liberté pour imaginer sa mise en scène. Elle élabore une technique de peinture avec une plaque métallique sur laquelle les éléments aimantés peuvent se positionner avec une totale fantaisie.
Elle expérimente également le bas-relief en couture, avec des chutes de tissus que lui donnent les marchands de « la goutte d’or », cette « île » parisienne où elle s’est installée et dont elle raconte souvent les petites histoires, celles qui nous renvoient à beauté ou à la dureté de l’humanité.
Globe-trotter, elle nourrit son imaginaire de ses voyages en Afrique notamment, où elle retrouvera, particulièrement au Bénin et Togo, en pays Tamberma, le vaudou ancestral.
Artiste complète, elle allie la sculpture, la peinture, le graphisme, la couture, la poésie et la musique. De ce savoureux mélange naît un style Ironique et parfois naïf qui se retrouve dans toute son œuvre. Barbara partage ses rencontres et ses découvertes du monde, en laissant toujours une grande place à l’imaginaire du spectateur. Entrer dans l’univers de Barbara, c’est créer. Elle donne une piste, à vous de faire votre chemin.
Dans cette exposition, elle rend un hommage particulier à Haïti, cette ïle dans laquelle elle se découvrira et qui la marquera à vie.
Nadia Djabali :
Nadia Djabali est née en 1965 à Paris. Après des études d’Histoire contemporaine et de sciences politiques à la Sorbonne, elle décide de s’orienter vers une formation en édition.
Nadia regarde son parcours comme une « musique du hasard », qui l’emmènera vers le journalisme, vers les Antilles ou vers la sculpture. Des hasards au gré des rencontres, des hasards qui peu à peu façonneront sa démarche artistique.
Elle s’intéresse d’abord à la soudure à l’arc, elle passe ensuite à la peinture. Peindre ou sculpter sont des exutoires, un besoin compulsif. Pour Nadia, chaque jour est précieux, chaque œuvre est importante.
C’est ce besoin constant d’exprimer qui transparaît aujourd’hui dans ses toiles. Son travail d’artiste mêle le journalisme, la photographie, la peinture et l’illustration. Sur ses tableaux, elle colle les mots qui lui tiennent à cœur, ceux qui sont le reflet de ses états d’âme ou de ses coups de colère. Elle trouve son inspiration autant chez Basquiat que chez Garcia Marquez.
Nadia aime à expérimenter, à changer de technique. Pastels gras, collages, peinture à l’huile, feuille d’or se mélangent, pour véhiculer poétiquement un message parfois sombre sur la réalité du monde. Elle nous parle de la dureté de notre réalité animale.
Toujours en recherche et en doute, elle change également de thème. Elle met en image les mots du discours de Nicolas Sarkozy à Dakar ou les brise-glace qui passent le détroit de Béring.
Dans une matériauthèque numérique, elle puise les éléments de ses œuvres et trouve son inspiration dans une lecture éclectique et parfois effrénée.
Fascinée par les Caraïbes, qu’elle découvre vers l’âge de vingt ans, et dans lesquelles elle reviendra souvent, Nadia reste définitivement attirée par cette région du monde. Elle rêve aujourd’hui d’y retourner, pour découvrir ou redécouvrir cet espace.
C’est en Yougoslavie et en 1997 que Nadia montre pour la première fois ses travaux; puis, elle exposera régulièrement aux Portes ouvertes Carré d’art, au Lavoir Moderne Parisien, à la Fnac Forum et à la Galerie Art Factory puis à l’Art de Rien, et plus récemment dans la Chapelle du Collège de Carpentras.
Evénement proposé par Marsan Nathalie
Demander une modification sur cette annonce Signaler un abus
![]() |
Devenez Fan d'Aujourd'hui Etudiant
sur Facebook (actu, concours...) |
![]() |
Suivez nous sur Twitter : @A_etudiant @parisiensortie |
Suivez nous et nos conseils sur Foursquare | ||
PARIS / CHANGER DE VILLE
BILLETTERIE / SORTIR
MONUMENTA 2012 - DANIEL BUREN
GRAND PALAIS
ENTREE CHAMPS-ELYSEES 75008 PARIS 08
jeudi 10 mai 2012 au jeudi 21 juin 2012
> Réservez vos places
> Les Top des ventes
OLIVIER NEVEUX EN CONCERT
THEATRE DE L'ESSAION
6, RUE PIERRE-AU-LARD 75004 PARIS 04
lundi 23 janvier 2012 au lundi 25 juin 2012
> Réservez vos places
> Toutes les nouveautés
leParisien.fr | Actualités