HORAIRE : Du mardi au samedi à 21 heures, les samedi et dimanche à 15h30.
TARIF : de 46 à 51,5 euros
ATTENTION : événement terminé !
En 1945, Otto FRANK attend le retour de sa femme et de ses filles…
Quand il apprend qu’elles ne reviendront pas il ouvre le journal d’Anne…
Critique/L'avis du Parisien
C’est presque incroyable, mais pendant trois ans, aucun théâtre de Paris n’a voulu du « Journal d’Anne Frank ». « Ils disaient tous que la nouvelle adaptation d’Eric-Emmanuel Schmitt était formidable, mais que le sujet allait faire fuir les spectateurs! » enrage Francis Huster, qui avait mis tous ses projets en suspens pour jouer Otto Frank, le père de la jeune fille.
Finalement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même : l’écrain dramaturge a racheté le Théâtre Rive-Gauche, à Montparnasse, et y programme la pièce à partir de demain.
S’attaquer à un tel monument historique et littéraire, vendu à 25 millions d’exemplaires et traduit en 70 langues, ce n’est pas rien. Depuis sa parution en 1947, l’émouvant récit de la jeune Allemande, cachée pendant deux ans à Amsterdam avant de mourir en camp de concentration à l’âge de 15 ans en 1944, a déjà été transposé au théâtre, au cinéma, à la télévision.
Soucieux de dépoussiérer la pièce américaine qui faisait référence depuis 1955, le Fonds Anne Frank a sollicité plusieurs auteurs contemporains de différents pays : c’est la version d’Eric-Emmanuel Schmitt qui l’a emporté, et qui fera désormais foi pour les futures adaptations théâtrales.
« La force de cette pièce, c’est qu’elle est racontée du point de vue du père, explique Francis Huster. Il est le seul survivant de la famille. A son retour des camps, il trouve le journal de sa fille, le lit et réalise qu’il ne la connaissait pas. » Construite en flash-back, cette création nous replonge dans la vie quotidienne de l’« annexe », où cohabitaient la famille Frank et les Van Daan, dont le fils Peter plaît beaucoup à Anne. Le décor, signé Stéfanie Jarre, reproduit fidèlement la maison d’origine.
« On ne les montre pas comme des victimes, on ne dit pas Ah les pauvres Juifs, souligne Huster. Anne Frank incarne la vie, l’espoir. Jusqu’au bout, on croit qu’ils vont s’en sortir! »
Venu du cinéma, le metteur en scène Steve Suissa insiste sur le côté « universel » et « actuel » de la pièce. « C’est aussi l’histoire d’une adolescente qui ne se trouve pas belle, qui se rêve écrivain et va trouver en elle la beauté et la force de caractère. »
A quelques heures de la première, la ferveur et l’engagement profond de toute l’équipe sont tangibles. Notamment chez Francis Huster, dont le grand-père maternel a disparu à Auschwitz : « Otto Frank est le sosie de mon père, Charles, juif ashkénaze strict, élégant, comme lui. Et puis, j’ai deux filles, qui ont 9 et 14 ans. Alors, humainement, ça me touche beaucoup. C’est l’un des plus beaux rôles de ma vie. »
De Eric-Emmanuel SCHMITT
D’après Le Journal d’Anne Frank, avec la permission du FONDS ANNE FRANK (Bâle)
Avec par ordre d’entrée en scène
Francis HUSTER, Gaïa WEISS, Roxane DURÁN , Odile COHEN, Katia MIRAN, Charlotte KADY, Yann BABILEE-KEOGH, Bertrand USCLAT, Yann GOVEN
Mise en Scène : Steve SUISSA - Collaboratrice artistique : Céline BILLES-IZAC
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